Vertus du gelsemium

Sommaire

Le gelsemium est une petite plante grimpante qui connaît une certaine popularité, mais ce ne sont pas ses fleurs jaunes qui poussent à la cultiver.

En effet, elle posséderait des propriétés médicinales, notamment pour lutter contre le stress. Explications dans notre astuce.

Gelsemium : qu'est-ce que c'est ?

Populaire au début du XXe siècle, utilisé comme antinévralgique et spasmolytique, le gelsemium a vu sa popularité décroitre peu à peu avant de reprendre un peu de vigueur sous forme de traitement homéopathique.

Bon à savoir : le gelsemium doit son nom à Antoine-Laurent Jussieu, le célèbre botaniste français (1748-1836), père de la classification des végétaux. Jussieu l’a nommé ainsi en référence à « gelsomina » qui veut dire jasmin en italien. Les anglophones l’appellent d’ailleurs « Carolina Jasmin » soit jasmin de Caroline.

Cette plante très vigoureuse aux jolies fleurs jaunes d’or en forme de trompette prend racine dans les sols humides des forêts du sud des États-Unis et d'Amérique centrale. Le Gelsemium sempervirens y plante son gros rhizome tubéreux et ses radicelles, parties souterraines arrachées à l’automne, desquelles proviennent ses principes actifs et toxiques :

  • la gelsemine ;
  • la gelsemine ;
  • la sempervirine.

Les propriétés médicinales du Gelsemium pour la santé physique et mentale

Obtenu à partir de la racine des plantes de Gelsemium sempervirens, le gelsemium est utilisé en homéopathie pour lutter contre plusieurs maux comme :

  • la fièvre ;
  • les douleurs (céphalées, migraine, paralysie faciale, etc.) ;
  • les symptômes grippaux : courbatures, fatigue générale, tremblements ;
  • le stress ;
  • l’anxiété ;
  • la peur (par anticipation) ;
  • le trac ;
  • les troubles mineurs du sommeil.

Dans le milieu de l’homéopathie, le Gelsemium se révèle être un remède particulièrement efficace pour les personnes émotives. En cas d’insomnie ou d’angoisse, la veille d’un événement anxiogène (un examen ou un rendez-vous chez le dentiste par exemple), les granules homéopathiques (souvent de 9, 15 ou 30 CH) peuvent être prescrites.

Le Gelsemium apparaît aussi comme un très bon médicament homéopathique pour diminuer les douleurs de meurtrissure ainsi que les douleurs lors de l’accouchement.

Posologie du gelsemium

La dilution homéopathique du Gelsemium sempervirens débute à 7 CH (Centésimal Hahnemann) et monte jusqu’à 30 CH. Pour ce qui est de la posologie, c’est avant tout au thérapeute de prescrire correctement le dosage du médicament, en fonction du patient et de sa pathologie. Le gelsemium soulage en outre la fatigue musculaire et les symptômes en cas de grippe.

Dilution

Symptômes

En CH

En DH

7

14

Migraines, insomnies

Entre 7 et 15

Grippes

9

18

Diarrhée émotive, insolation, troubles du sommeil, coryza humide

Entre 9 et 15

Anxiété, peur (par anticipation), choc émotionnel

Entre 15 et 30

X

Trac

Sous quelle forme consommer le gelsemium ?

Sans prescription médicale obligatoire, le gelsemium se prend de différentes façons. Sous forme de :

  • granules ;
  • doses globules ;
  • solutions buvables (gouttes et ampoules) ;
  • poudre orale ;
  • pommade.

Pour les affections aiguës, il est conseillé de prendre ce remède plusieurs fois par jour jusqu’à l’amélioration de symptômes, puis d’espacer peu à peu les doses progressivement.

Exemples :

  • 5 granulés, 2 fois par jour de Gelsemium 5 CH pour une grippe avec fièvre ou des tremblements ;
  • 5 granulés par jour de Gelsemium 15 CH contre le trac avant un accouchement ;
  • 5 granulés, 2 fois par jour de Gelsemium 15 CH avant une intervention chirurgicale ;
  • une dose immédiate de Gelsemium 15 CH en réponse à une diarrhée émotive ;
  • une dose de Gelsemium 30 CH la veille d’un examen, une dose une heure avant.

Pour les affections chroniques, il faut privilégier les basses dilutions (par exemple 9CH) et les prendre moins fréquemment : de 1 fois par jour à 1 fois par semaine, voire une fois par mois.

Quelles sont les contre-indications du gelsemium ?

L’utilisation du gelsemium comme médicament est déconseillée lorsque le patient présente :

  • un déficit en sucrase-isomaltase et/ou en lactase de Lapp ;
  • une intolérance au fructose ;
  • un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (galactosémie) ;
  • une hypersensibilité au Rhus toxicodendron.

Demandez toujours l’avis d’un professionnel de santé (votre médecin traitant idéalement) et lisez toujours la notice ou la boîte d’un médicament pour connaître sa posologie et ses contre-indications avant chaque utilisation.

Certaines solutions buvables homéopathiques contiennent de l’alcool, excluant de fait ce traitement aux enfants de moins de 6 ans et aux femmes enceintes.

Attention : Prévenez votre médecin si vous suivez un traitement, même sans ordonnance. Une mauvaise interaction médicamenteuse avec du gelsemium peut avoir des effets néfastes sur votre santé.

Efficacité du gelsemium

Comme tous les traitements en homéopathie, l’efficacité du gelsemium est soumise à controverse, même au sein des professionnels de santé.

Certains croient dur comme fer que la dilution infinitésimale des substances actives de la plante permet d’obtenir des résultats probants, d’autres pensent qu’il ne s’agit que d’un effet placebo.

Ce qui est sûr, c’est que les comprimés homéopathiques du gelsemium ne sont absolument pas toxiques. Les femmes enceintes par exemple peuvent en prendre sans qu’il y ait un risque connu pour l’enfant.

Si vous êtes convaincu de son efficacité, aucune raison de ne pas en prendre, ne serait-ce que pour profiter de l’effet placebo.

Le Gelsemium sempervirens est-il un produit dangereux ?

Consommé tel quel, le Gelsemium sempervirens représente un danger car il contient de la gelsemine (un alcaloïde) qui peut en être toxique pour le système respiratoire. En outre, le Gelsemium sempervirens peut entraîner des tremblements voire une paralysie. Gare donc à ne pas se fabriquer soi-même des décoctions ! La plante consommée pure est également dangereuse pour les animaux et les insectes (comme le bétail ou les abeilles).

Bon à savoir :  Arthur Conan Doyle, le célèbre auteur de la série des Sherlock Holmes s’y est essayé à ses dépens. Étant également médecin, il s’est lui-même administré une petite quantité de gelsemium avant d’augmenter la dose tous les jours. En 1879, il décrit les effets au British Medical Journal : diarrhée persistante, maux de tête, dépression. A la suite de cela, il a arrêté son expérimentation.

Ces pros peuvent vous aider